Shrine of Sainte-Anne d'Auray

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22ème Dimanche Ordinaire « B » - 2 Septembre 2018

On constate aujourd’hui une absence de repères chez bon nombre de jeunes ou même de moins jeunes et un soupçon est jeté sur toute forme de commandement ou d’interdit. Personne ne veut plus de contrainte. Peut-on vivre sans loi ? La loi de Dieu est-elle une libération ou un carcan ?

 

Pour le peuple d’Israël, les commandements étaient un passeport pour la liberté. Les peuples libres ont des lois, sans quoi la vie en société est impossible.

Mais toute loi est contraignante. Mais aussi sans loi, l’on ne peut grandir, se structurer, devenir adulte. Pour éduquer les enfants, il faut leurs donner des règles de vie qui les feront ensuite voler de leurs propres ailes.

Donner des repères, des lois, des commandements, est une preuve d’amour, pour aider à grandir, à s’assumer. C’est une éducation vitale. La loi est un chemin de libération. Les commandements sont un chemin privilégié pour rencontrer le Seigneur, car ils sont donnés par Dieu pour purifier notre cœur, pour le convertir.

 

Au fils des siècles, les chefs religieux d’Israël avaient ajouté aux commandements des prescriptions innombrables et tatillonnes qui vont faire dire à Jésus : « Vous laissez de côté de commandement de Dieu pour vous attacher aux traditions des hommes. » L’essentiel n’est pas de se laver les mains, mais le cœur.

Si les commandements donnés ne sont pas pour le bien de l’autre, si les interdits ou les ordres que donnent les parents ne sont pas remplis d’amour, c’est de la dictature. Donner des ordres pour le plaisir d’en donner est inhumain.

 

Le danger de l’hypocrisie est toujours présent ? Saint Jacques met en garde contre l’illusion d’une pratique religieuse extérieure, au détriment d’une foi intérieure et en même temps active.

 

Frères et sœurs interrogeons-nous : le témoignage que nous portons au dehors est-il le reflet de ce que nous vivons ici ?

 

Est-ce que nous ne voulons pas imposer aux autres ce que nous ne faisons pas nous-mêmes ?

 

C’est la sincérité, la droiture, l’amour, qui nous est demandé. Mais le pharisaïsme est toujours présent. Il nous tente tous. Il y a toujours un petit pharisien qui sommeille au fond de nous-mêmes. Une prière que l’Eglise nous propose résume bien l’attitude que nous devons avoir : « Seigneur, donne-nous d’aimer ce que tu commandes. » Au premier regard, les mots ne sont pas ensemble : aimer et commander. Mais le fond des choses est bien là : que l’amour emplisse tout, alors le commandement n’est plus un commandement, mais un appel à répondre à l’amour de Dieu, un appel à aimer à l’image de Dieu.

 

Nous sommes tous tentés par le ritualisme, l’observance stricte de ce qu’il faut faire. Mais sans l’amour que reste-t-il ?


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