Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Famille

Préparation spirituelle à la Naissance

Préparation spirituelle à la naissance
Préparation spirituelle à la naissance

Dans l'attente de notre enfant


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La famille au centre du message de sainte Anne

Festival des familles
Festival des familles

La famille est au centre du message de Sainte Anne, elle qui se présenta à Nicolazic comme "la Mère de Marie", elle qui choisit, pour sa première manifestation, la maison familiale du pieux laboureur. Sainte Anne nous rappelle à notre mission de père, mère, fils, fille. Elle nous redit le sens de la famille, son fondement : être une "église domestique" selon les propres termes du Pape Jean-Paul II. La famille est le lieu privilégié de la transmission de la Foi, à l'instar de Sainte Anne enseignant la Bible à sa fille Marie.

Dans la Basilique, quatre statues entourent le Choeur : à droite celles de la Vierge et de Saint Joseph, à droite celles de sainte Anne et de Saint Joachim. C'est la sainte famille de Jésus, ses parents et grand-parents qui intercèdent pour nous auprès de Lui et ont pour gloire de nous conduire à Lui.

CLER - Amour et Famille

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Le CLER propose, tous les premiers samedis du mois, une écoute des difficultés des couples et des familles.

salle Michel Le Nobletz - de 9h30 à 13h

Contact : 06 62 04 14 36

Transmettre

Tel est sans doute le «  mot-clé » qui pourrait résumer tout le message de Sainte Anne d’Auray et tout ce qui se vit dans ce sanctuaire.

 

Transmettre nous vient du latin "Transmittere" : "déposer au delà".

Le mot dit : donner parce que j’ai reçu. Donner et recevoir ou plutôt : recevoir et donner, recevoir pour donner. On peut dire encore : « Héritiers et bâtisseurs » pour reprendre le thème de la journée de la venue de Jean-Paul II ici. On pourrait dire aussi :  « Héritiers et transmetteurs. »

 

Cela se vérifie tout de suite lorsque l’on arrive dans ce sanctuaire.

Toutes les statues, antérieures ou postérieures aux apparitions, montrent Anne et Marie avec, entre elles, « LE LIVRE », la Bible, la Parole de Dieu. Anne, la maman, transmet à sa fille Marie ce qu’elle a elle–même reçu, ce qui se transmettait depuis toujours de génération en génération, ce que la vie de chaque génération a apporté. Et c’est cela qui fait grandir, constitue le centre, la base, l’essentiel de l’enseignement, de l’éducation, l’essentiel de ce qui doit être dit, donné, transmis à nouveau pour que se perpétue tout ce qui fait que chaque génération a pu se constituer en étant fidèle à son passé, au message donné.

 

Cette transmission se manifeste encore davantage dans les « statues trinitaires » où sont représentées dans le même bloc Anne, Marie et Jésus et par la présence des deux vitraux représentant Emérence et Stolon, les arrières grands parents de Jésus. 4 générations sont ainsi représentées dans la basilique.

 

Tous les parents transmettent à leurs enfants les valeurs reçues dans leur propre éducation, y ajoutant  ce qu’ils vivent, ce qu’ils découvrent, et donnant ce qu’ils veulent transmettre avec les moyens, les méthodes, les manières de faire d’aujourd’hui, car si les valeurs essentielles restent les mêmes, les méthodes d’éducation et transmission évoluent, le dialogue, par exemple, ayant pris davantage de place aujourd’hui.

 

Transmettre, c’est éduquer ; éduquer, c’est vouloir faire grandir, épanouir, c’est refuser d’abandonner ce qui a fait la grandeur, la beauté, le bonheur des générations qui nous ont précédés.

 

Transmettre, c’est donner ce que l’on a reçu mais plus que cela encore, c’est aussi donner de soi-même, se donner car ce que l’on a reçu nous a façonné et ce que l’on transmet n’est pas extérieur à soi, c’est ce qui nous a constitué comme nous sommes. Ce que je vais transmettre n’est pas quelque chose qui m’est extérieur, comme une chose que l’on donnerait. Ce que j’ai reçu passe à travers moi pour être donné, donc m’a formé, transformé, enrichi. La transmission dit toujours quelque chose de la vie, même si c’est l’héritage d’un bien, car ce bien a été acquis ou agrandi du travail des générations précédentes. Ce que je transmets porte une part d’amour, car si je le transmets c’est que j’estime que c’est important pour ceux qui viennent après moi, je le fais donc par amour pour eux. A moins d’être pervers, je ne transmets pas ce qui peut faire du mal. Transmettre c’est vouloir le bonheur de ceux qui viennent après nous selon une échelle des valeurs que nous nous donnons.

 

Nous savons les problèmes de la famille aujourd’hui et les problèmes de l’éducation, les difficultés que connaissent les parents et les éducateurs pour donner ce qu’ils ont reçu. Nous savons les problèmes des jeunes générations qui semblent perdues parce qu’il leur manque une transmission sereine dans la fidélité. Où sont les points de repères ? Qu’elles sont  les références ? Qui dans la famille, dans l’institution, est témoin des valeurs du passé ?

 

Allons plus loin dans la réflexion :

Tout d’abord, quelques phrases de la Bible :

  • « Soyez féconds, multipliez-vous » (Gn – 1 : 28) Autrement dit : « Transmettez la vie. »
  • « Vous ferez cela en mémoire de moi. »
  • Et la phrase de Bernadette : « Je ne suis pas chargée de vous faire croire mais de vous le dire. »

Les parents transmettent naturellement des choses à faire (apprendre à manger) ou à ne pas faire (être violent). Il y a la transmission de l’ « obligatoire » et de « l’interdit », car il y va de la vie en société.

Transmettre fait partie de la nature humaine et pourtant il semble que cela ne soit pas toujours aussi simple.

 

Transmettre, mais quoi ? Ce que nous savons, ce que nous avons, ce que nous sommes, ce qui nous fait vivre ?

Celui qui veut transmettre a reçu, mais est-ce un reçu intellectuel, un savoir ou un savoir accompagné d’une vie ?

J’ai le désir de transmettre, mais quoi, comment, quand, où, par quels moyens ?

 

Les parents, les éducateurs ont le souci de transmettre des valeurs, celles qui pour eux seront nécessaires, indispensables pour que les enfants grandissent et puissent vivre heureux en basant tout sur ces valeurs. Ainsi chacun, chaque famille, chaque milieu social a son échelle des valeurs, avec des choses communes, de base, comme la politesse par exemple, pour que la vie en société soit possible. Il en va ainsi depuis toujours dans tous les temps et dans toutes les civilisations.

 

Mais les parents chrétiens ont également le souci de transmettre la foi et là nous sommes devant un domaine, ô combien difficile et même nous pourrions dire : mission impossible ! La foi est un don de Dieu, fait au baptême, elle n’est pas transmissible d’une manière automatique de parents à enfants, malgré tous les efforts, les meilleures manières de faire. Dieu seul donne la foi. Les parents, les éducateurs par contre peuvent et doivent créer les conditions pour que la foi reçue au baptême se développe, grandisse, s’épanouisse, mais la foi a un côté personnel et personne ne peut contraindre quelqu’un à croire. La liberté de chacun est en jeu, mais les conditions créées sont importantes pour que la foi se développe.

 

Dans le journal « La Croix de Jeudi 2 Octobre 2014 », ce mot de Mgr Carré, archevêque de Montpellier :

« Dans une société libérale qui n’a jamais autant été tournée vers l’individu, il faut accepter que la foi relève du choix de chacun et dune engagement libre. Ca ne marche pas à tous les coups. Les parents se sentent souvent coupables quand leurs enfants s’éloignent de Dieu. Pourtant, il n’y a pas de formule magique, c’est comme toute rencontre : s’y on ne s’y retrouve pas, on ne la cultive pas…… Contrairement à certains pays d’Asie, comme le Vietnam, les choses ne vont pas de soi dans le domaine de la foi. … La foi ne se transmet pas comme un colis, il n’y a pas de garantie possible.»

 

Benoit XVI disait ceci à Madrid : « Transmettre la foi à ses enfants, est une responsabilité que les parents ne peuvent oublier, négliger ou déléguer totalement.» Mais il disait aussi : « Bien que personne ne puisse répondre pour quelqu’un d’autre, les parents chrétiens sont cependant appelés à donner un témoignage crédible de leur foi et de leur espérance chrétiennes. »

 

Dans le catéchisme de l’Eglise Catholique : "La famille chrétienne est appelée Église domestique parce qu’elle manifeste et révèle la nature de l’Église comme famille de Dieu, qui est d’être communion et famille. Chacun de ses membres, selon son rôle propre, exerce le sacerdoce baptismal, contribuant à faire de la famille une communauté de grâce et de prière, une école de vertus humaines et chrétiennes, le lieu de la première annonce de la foi aux enfants…"Comme une mère apprend à ses enfants à parler, et par-là même à comprendre et à communiquer, l’Église, notre Mère, nous apprend le langage de la foi pour nous introduire dans l’intelligence et la vie de la foi…. les parents, participants de la paternité divine, sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants et les premiers à leur annoncer la foi. Ils ont le devoir d’aimer et de respecter leurs enfants comme personnes et comme fils de Dieu... En particulier, ils ont pour mission de les éduquer à la foi chrétienne" 

 

Un mot de Gisèle Casadesus, comédienne : « Chaque année, à Noël, elle reçoit ses huit petits enfants, ses neuf arrières petits enfants et, depuis deux ans, un arrière, arrière petit fils : « Ils s’installent autour de moi et nous lisons le récit de la nativité. Chaque jour, je lis la Bible et je fréquente le temple des Batignolles (elle est protestante). »

 

Beaucoup d’entre vous pourraient dire cette façon de transmettre, mais ce n’est pas parce que les enfants connaissent le récit de la nativité qu’ils ont la foi. Ils savent mais l’acceptent-ils, le croient-ils, en vivent-ils ?

 

Transmettre est donc d’abord proposer, faire connaître, créer les conditions du développement mais comment ?

 

La connaissance, la lecture, l’enseignement, la catéchèse (ils ne savent plus rien !)

 

La vie de ce que je veux faire connaître.

Mais comment je le vis ? La transmission ne nécessite-t-elle pas un engagement à vivre au mieux ce que je désire transmettre ? Dans sa lettre aux familles, Jean-Paul II écrivait : « Les parents, à travers le témoignage de leur vie sont les premiers hérauts de l’Evangile auprès de leurs enfants. »

 

Comment je conforte en moi ce que je veux transmettre, sachant que la source n’est pas en moi ?

Quelle est ma part de réflexion, de formation, de prière, de fréquentation des sacrements, d’adoration. Quelle est ma vie de foi ? 

Comment être crédible si je ne vis pas ce que je veux transmettre ?

Et même si je le fais, je ne transmettrai pas la foi, je montrerai une manière de la vivre qui pourra interroger, mais pas la transmettre.

 

Nous faisons tout pour transmettre sachant que d’autres transmettent autre chose qui peut être contradictoire à ce que nous enseignons. Les jeunes sont soumis à des influences multiples qui peuvent ébranler ou démolir ce que nous voulons transmettre. Mais il nous faut transmettre, espérant que ce qui est dit fasse son chemin dans les cœurs et sera accepté et vécu et à nouveau transmis.

 

Chaque génération vit dans un monde qui évolue sans cesse. Cela semble beaucoup plus vrai depuis quelques dizaines d’années dans un monde dominé par une technologie qui semble faire changer sans cesse les manières de vivre.

 

Les progrès en tous domaines peuvent donner l’impression d’une instabilité de notre société et ainsi créer une perturbation dans la transmission. Au milieu des bouleversements, les parents doivent savoir garder l’essentiel, en faisant le tri s’il le faut, reconnaître ce qui les a fait grandir eux-mêmes, ce qu’il est nécessaire de garder pour le bien de leurs enfants.

 

Problème difficile que celui de la transmission. Mais on peut se demander si le problème est celui de la transmission ou celui de la réception ?  Ou les deux ? Que s’est-il passé il y a quelques dizaines d’années ? Il semble qu’il y ait eu une cassure, que depuis les choses ne se transmettent plus comme cela se faisait.

 

Les esprits et les cœurs ne semblent plus disposés à entendre et à recevoir ce qui est dit. On recherche des choses nouvelles par rapport à « avant ». Mais quoi ? Il semble qu’en même temps il y ait une déstabilisation des jeunes pour qui les nouveautés doivent se succéder dans un zapping de plus en plus rapide.

 

Comment faire dans un monde de plus en plus inquiet, de plus en plus informé et surinformé mais non formé, dans lequel il faut tout changer le plus vite possible, acheter des nouveautés (la publicité fait son effet), dans un monde où les sincérités successives remplacent les engagements à vie……

 

Mais il faut transmettre, c’est un devoir, il faut dire, ce qui nous fait vivre, ce qui nous fait espérer et si nous sommes chrétiens, il nous faut dire Jésus-Christ.

 

Tous les parents, tous les éducateurs ont à transmettre des valeurs, et ils le font mais les chrétiens ont par-dessus cela à dire Jésus-Christ. Nous avons sans doute trop voulu transmettre des valeurs et pas assez proclamer Jésus-Christ, pas seulement en le disant, mais en en vivant. C’est Jésus-Christ que nous devons faire connaître et de là découlera une manière de vivre. C’est d’abord une personne que nous devons faire connaître.

 

« Vivez l’espérance » avait dit ici Jean-Paul II le 20 Septembre 1996. Lorsque nous avons fait ce qu’il faut, nous ne devons jamais désespérer, nous avons fait notre devoir. Il peut y avoir une acceptation puis un rejet, mais ce qui a été semé n’est jamais perdu. Nous sommes ici, à sainte Anne, témoin de tant et tant de retours, de conversions.

 

Un mot de Jean Vanier qui répond à une dame qui se plaint :

«  Comme je vous comprends ! J’ai souvent observé cette situation, y compris dans ma propre famille. Vous dites que vos enfants n’ont plus la foi. Mais avez-vous pris le temps d’observer ce qui les anime au plus profond d’eux-mêmes ? Etes-vous en mesure d’identifier ce qui est beau en eux ? »

 

Puisse chacun de nous être « témoin », « relais », « maillon », « pour que les générations à venir Le connaissent » selon les mots de la devise de notre évêque, reprenant les mots du psaume 77.

SANTA CAUSA - Allumer un cierge à sainte Anne d'Auray

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Allumer une veilleuse à distance - Déposer une intention de prière. A tout moment de la journée, je me connecte sur le site web : www.santacausa.com
- Allumer un cierge - Ste Anne d'Auray - Je...

SERVICE d'AUTEL & SERVANTS de MESSE (SAM) - Journée diocésaine - Mystagogie

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Le dimanche 26 novembre 2017

Un rdv annuel à ne pas manquer … de 10h00 à 18h00 - Dimanche du Christ Roi. Rendez-vous à 10h00 – salle St Jean Paul II – bâtiment à gauche de la basilique
Procession en aube, messe solennelle à 11h00 d...

SPECTACLE “LA CRECHE VIVANTE“

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Du samedi 23 décembre 2017 au dimanche 7 janvier 2018

Depuis 1999, le sanctuaire accueille le spectacle de la Crèche Vivante, une pièce de théâtre sur la Nativité Salle Jean-Paul II .

VEILLEE DE NOËL

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Le dimanche 24 décembre 2017

18h30 – Messe des familles
21h00 – Messe – Chants bretons et bombarde
24h00 – Messe de minuit Chants grégoriens

NOËL

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Le lundi 25 décembre 2017

Messes à 9h30 – 11h - 19h30.

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