Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

15ème Dimanche ordinaire - 10 Juillet 2016

« Le Christ est l’image du Dieu invisible », écrit Saint Paul.

Qui est donc ce Dieu invisible qui a voulu prendre visage humain ?

Comment le Christ nous montre-t-il le visage de Dieu ?

Il naît dans une étable, il meurt sur une croix.

Quel est donc ce Dieu ? Qu’est-ce que le Christ nous dit de Dieu ? Que disaient ceux qui le voyaient et l’écoutaient ?

 

« Il parle avec autorité… Il commande même aux esprits mauvais et ils lui obéissent…. Tout ce qu’il fait est admirable, il fait entendre les sourds et parler les muets…. Il blasphème, qui peut pardonner les péchés sinon Dieu seul ? »

 

Souvent Jésus a heurté, choqué, semblant vouloir supprimer la loi de Moïse, alors que, dit-il : « Je suis venu accomplir, non abolir. »

Il vient redonner sens, dire les choses selon le cœur de Dieu à ceux qui se croyaient parfaits, détenteurs d’une loi qu’ils appliquaient à la lettre en méprisant les autres. Jésus fait appel au cœur pour dire le cœur de Dieu.

 

Et c’est le cas avec cette parabole du bon samaritain. Mais pour les juifs, il n’ y a pas de bon samaritain, car pour eux, tout samaritain est un hérétique, un schismatique, un ennemi des juifs fidèles, un faux frère, un homme détestable qui ne pratique pas la vraie religion, un homme “impur” qui n’a jamais mis les pieds au temple, pour tout dire un "samaritain" qu’il fallait éviter, qu’il était interdit d’inviter à sa table, l’un de ces samaritains sur lesquels Jacques et Jean voulaient faire descendre le feu du ciel parce qu’ils ne voulaient pas recevoir Jésus.

Et c’est un homme comme cela que Jésus donne en exemple.

 

Le prêtre et le lévite de la parabole, sont les plus proches de Dieu qu’ils servent dans son Temple.

Ils prétendent le connaître mieux que les autres et surtout bien mieux que les païens et surtout que les samaritains qui sont pour eux l’humanité la plus disqualifiée religieusement.

Ils répétaient volontiers le dicton : « Samaritain, pire qu’un chien ».

 

C’est un samaritain que Jésus montre en exemple. Celui qui est “pris aux entrailles” devant le blessé, c’est d’abord Jésus;  le voyageur blessé, c’est l’humanité, c’est nous; l’auberge, c’est l’Eglise où Jésus conduit tous les hommes pour les sauver.

 

Cette parabole n’est pas d’abord une parabole de morale, car elle nous dit d’abord qui est Dieu pour nous et comment nous avons à l’accueillir : comme quelqu’un qui est pris aux entrailles pour nous, pécheurs, blessés, allant à la mort s’il ne vient pas à notre secours.

 

Bien sûr, à nous aussi d’êtres samaritains, solidaires, à nous de nous faire proches de nos frères et sœurs. Pourquoi ? Parce que Dieu l’est pour nous.

Et il nous dit aujourd’hui : Attention à tes prières, car Dieu ne les aime que si ensuite tu aimes en actes et pas seulement en paroles.

 

“Lequel a été le prochain de l’homme blessé ?” “Celui qui a fait preuve de pitié envers lui.”

Il faudrait traduire “ Celui qui l’a matricé.” Celui dont les entrailles ont vibré face à cet homme blessé et qui s’est porté à son secours.

C’est ainsi que Dieu nous aime. C’est ainsi que se manifeste sa miséricorde.

 

Accueillons la réponse de Jésus à la question du docteur de la loi : « Qui est mon prochain ? » Ce n’est pas seulement et d’abord celui qui est à côté de moi, mais celui dont je me fais proche.

Lui, Jésus, s’est fait proche de nous, à nous de nous faire proches des autres.


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