Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

14ème Dimanche Ordinaire - 3 Juillet 2016

Frères et sœurs, cette page d’Evangile a bouleversé la vie de saint François d'Assise. Sa vie de fils de riche commerçant se trouvait affrontée aux souffrances d’une guerre dont il ne voyait pas le sens.

Entrant dans l'Eglise de saint Damien, il entend cet évangile, il prend les paroles de Jésus au pied de la lettre : il distribue tous ses biens aux pauvres,  s'en va sur les routes proclamant que Jésus est le seul qui peut apporter la paix dans le cœur des hommes.

François, par ce geste, a bouleversé son époque, comme les premiers chrétiens ont bouleversé la leur. D'où lui est venue cette force, sinon de  l'évangile que nous venons d'entendre ?


Jésus a appelé et envoyé ses disciples deux par deux. Quelle doit être leur 1ère mission ? Prier.

« Priez  le maître de la moisson.».

Leur première mission n’est pas d’enseigner, mais de prier car les envoyés ne sont pas assez nombreux.

 

Jésus envoie ces 72 disciples, mais dépouillés non seulement de tout superflu, mais ce qui nous semblerait à nous le strict nécessaire :

« Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales ».

Vaste mission commençant avec rien.

Il faut annoncer le règne de Dieu, mais rien ne doit encombrer le disciple.

La richesse n’est pas porteuse de la bonne nouvelle. Le plus grand détachement consiste à ne pas se sentir propriétaire mais serviteur de leur mission.

Tout ne dépend pas de nous. L'Esprit Saint  précède l’envoyé dans les cœurs. Lorsque nous avons fait tout ce qu’il faut, il faut se dire que nous ne sommes que d'humbles serviteurs inutiles.

Bien des occasions s’offrent à nous pour dire notre foi.

Il est vrai que pour parler de notre foi avec des mots justes demande que nous cherchions nous-mêmes d’abord à être de vrais disciples, à nous ressourcer.

Nous savons la difficulté de nous dire chrétiens dans un monde qui rejette Dieu, dans un monde où le centre est devenu l’homme que l’on divinise.

Si souvent, nous nous taisons ou hurlons avec les loups pour ne pas paraître décalés ou à côté de l’opinion dominante. Nous avons peur d’annoncer cette croix, de porter cette croix qui doit être notre seule fierté, dit saint Paul.

Mais, ceux qui sur le moment nous critiquent, ne risquent-ils pas un jour de nous reprocher notre trop peu d’ardeur dans la foi alors que nous détenons le trésor de leur libération, de leur bonheur ? 

 

Il nous faut dire, Jésus-Christ.

Notre devoir est de transmettre ce que nous avons reçu. Nous avons à dire, pas à convaincre.

Mais sous prétexte de liberté ou de tolérance, nous n’avons pas à taire ce qui nous fait vivre.

Nous avons un devoir de transmission, par la parole, par notre manière de vivre, par notre joie de croire, par notre attitude de bienveillance et de miséricorde.

 

Toutes les statues de ce sanctuaire montrent sainte Anne transmettant à Marie cette parole de Dieu qu’elle a elle-même reçue.

6 fois le mot « dire » est employé dans cette page d’Evangile. La parole de l’Evangile bouscule, bouleverse, gêne,  mais elle apaise, elle console, elle guérit, elle sauve.

Frères et sœurs, tout à l’heure, en sortant de cette basilique, qu’allons-nous dire ? Quelle sera notre première parole ?


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