Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

20ème Dimanche ordinaire "C" - 14 Août 2016

"Je suis venu apporter un feu sur la terre…"


Ce feu que Jésus veut voir s'allumer est celui de l'amour, cet amour qui unit à l’infini les 3 personnes de la Trinité. Cet amour doit se répandre dans le monde entier, les familles, les institutions, comme le disait Jean-Paul II le jour de son intronisation dans « 
les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement ».

Le Christ a aimé les hommes comme le Père l'a aimé, d'un amour infini qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer.


C'est cet amour brûlant qu’il veut nous communiquer, celui du feu de la Pentecôte qui a envoyé les apôtres sur les routes du monde pour annoncer le Christ. : "Aimez-vous comme je vous ai aimés…"

C'est cette richesse d'amour qu’il nous transmet.


Ce feu, c'est celui qui réchauffe.

L'amour du Christ réchauffe les cœurs les plus refroidis et les plus glacés. Rappelons-nous des disciples d'Emmaüs : "Notre cœur n'était-il pas brûlant tandis qu'il nous expliquait les Ecritures ?"

Combien d’entre nous pourraient dire que le feu de l’amour de Dieu a transformé nos vies.


Ce feu c'est celui qui éclaire.

Le Christ nous donne la lumière de son Esprit Saint. Sa parole vient éclairer notre vie, lui donner un sens. Il est la lumière du monde transmise au jour de notre baptême, ce jour où nous avons reçu ce feu de l’amour de la Trinité.

 

Le feu purifie.

Le feu du pardon détruit nos péchés. Les paroles du Christ ont cette puissance purifiante du feu de décaper tout ce qui est contraire à l'amour. Un chrétien ne peut pas bénir tout ce qui se fait sous prétexte que c'est "moderne ou tolérant".

Il y a des lois et des pratiques contraires à l'Evangile que l'Eglise désapprouve et doit dénoncer.

Rappelons-nous Ezéchiel : "Si tu ne dis pas au méchant d'abandonner sa conduite, lui, le méchant mourra de son péché. Mais à toi, je demanderai compte de son sang."


Ce feu de l'amour que Jésus est venu allumer ne demande qu'à être alimenté et cela ne peut se faire que par la prière, l’eucharistie, la confession, l’adoration, la méditation.

La flamme du cierge est belle mais c'est la cire qui en paie le prix. Le Christ a payé pour nous.


Si nous choisissons de suivre les paroles du Christ au pied de la lettre, au minimum on nous prendra pour des fous, comme Jérémie qui a tant souffert de la part de ses contemporains en rappelant l’alliance du Seigneur.

Il y aura des conflits.

Dans une même famille, il y a ceux qui adhèrent au Christ et ceux qui sont indifférents ou le rejettent.

Sa parole nous invite à prendre position contre tout ce qui est contraire à l'amour annoncé et vécu dans l’Evangile, y compris dans la famille.


Nous vivons dans un monde qui gèle sous le givre de l'égoïsme, de l'individualisme, de la violence, du non-sens. Pour remplir sa mission l'Eglise a besoin de fidèles au cœur de feu.

François Mauriac disait : "Si vous êtes un disciple du Christ, beaucoup se réchaufferont à ce feu. Mais les jours où vous ne brûlez pas d'amour, d'autres mourront de froid."

Sommes-nous prêts à accepter la phrase de la lettre aux Hébreux :

« Vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché. »


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