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28ème Dimanche Ordinaire « A » - 15 Octobre 2017

Le repas de fête est l’un des thèmes favoris de la Bible pour exprimer ce que sera le royaume de Dieu : un grand banquet auquel tous sont invités.

C’est le thème pour illustrer l’essentiel de la révélation : l’alliance entre Dieu et les hommes.

C’est un langage que nous comprenons bien, car toute alliance, toute fête, tout grand évènement se concrétise dans un repas.

 

Déjà 8 siècles avant Jésus, le prophète Isaïe disait que Dieu, pour combler son peuple, préparait un grand festin.

« Le Seigneur de l’univers préparera sur sa montagne un festin de viandes grasses et de vins capiteux, un festin, un festin de viandes succulentes et de vins décantés. »

Mais, ajoute le prophète, il y a le repas et tout ce qui l’entoure : « Le Seigneur fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples…Il fera disparaître la mort pour toujours. Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages…Il effacera l’humiliation de son peuple. »

Cette grande réjouissance sera le signe du royaume nouveau que Dieu prépare pour ceux qui répondent à son invitation.

 

Mais certains refusent l’invitation.

Disant cela, Jésus pense à son peuple, premier invité, qui le rejette, qui refuse ce royaume qui sera donné à d’autres, aux païens de toute nationalité, ceux qui acceptent d’entendre la parole de Dieu en Jésus.

Parlant des serviteurs maltraités, Saint Matthieu veut signifier la difficulté d’annoncer l’Evangile.

Les apôtres, envoyés comme Jésus, sont mal reçus et beaucoup d’autres après eux.

La communauté chrétienne pour laquelle saint Matthieu écrit a du mal à s’implanter.

 

Elle a fait la dure expérience des envoyés du Seigneur maltraités par le peuple juif qui était pourtant l’élu de Dieu. En même temps, c’est bien cette première communauté chrétienne qui est porteuse d’espérance, car ce sont eux les premiers nouveaux invités, d’où qu’ils viennent.

Toutes les nations, toutes les races sont invitées : « Heureux tous les invités au repas du Seigneur. »

Ces nouveaux invités, frères et sœurs, c’est nous, ce nouveau peuple, c’est nous.

 

Nous sommes invités par la seule bienveillance du maître au repas des noces éternelle dont chaque messe est le signe. Dans la liturgie, nous sommes dans l’antichambre du ciel, nous participons au repas du Seigneur, nous sommes unis aux saints et aux anges qui chantent sans fin, comme nous le faisons : saint, saint, saint le Seigneur.

 

Mais si nous devons nous réjouir d’être invités et d’avoir répondu à l’invitation, il y a une exigence : revêtir l’habit de noces, c’est à dire revêtir le Christ lui-même, comme le dit Saint Paul, être greffé sur lui.

Il ne suffit pas d’être présent, de faire mine, il faut habiller son cœur, être disponible à la conversion « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir revêtu l’habit de noce ? L’autre gardait le silence. »

L’invitation est donnée à tous, car l’amour du Seigneur est infini, mais son amour, comme tout amour vrai, est exigeant. Un amour qui n’est pas exigeant devient de la faiblesse.

Le Seigneur est exigeant et miséricordieux.

« Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir revêtu l’habit de noce ?».

Frères et sœurs, ce matin, avons-nous revêtu l’habit de noces ?

N’avons-nous pas négligé de préparer notre cœur ? Acceptons-nous l’appel à la conversion ?

Ne disons-nous pas que l’amour du Seigneur est miséricordieux en omettant volontairement qu’il est exigeant ?

Acceptons-nous d’aller recevoir le pardon que le Seigneur veut nous donner pour pouvoir participer à son repas en habit de noces, en habit de fête, le cœur en paix ?

Seigneur, dis-moi si je ne fais pas tout pour oublier ou ne pas voir que je ne suis pas prêt et que je n’ai pas envie de l’être car ton amour miséricordieux est exigeant et cela j’ai du mal à l’accepter.

« Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir revêtu l’habit de noce ? L’autre gardait le silence. »

Il lui aurait suffi de répondre : « Pardon, Seigneur, je compte sur toi pour me le remettre. »


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