Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

3ème Dimanche de l'Avent "B" - 14 Décembre 2014

« Je tressaille de joie dans le Seigneur » dit le prophète Isaïe. « Soyez toujours dans la joie » écrit saint Paul. « Mon âme exalte le Seigneur » chante Marie. La liturgie de ce dimanche est celle de la joie. La joie, la vraie, ne provient pas d’abord du pouvoir d’achat surabondant qui nous permettrait de passer des fêtes gastronomiques, avec des cadeaux à ne plus savoir qu’en faire.

 

Qu’est-elle la vraie joie ? Laissons Isaïe, Jean-Baptiste, Paul et Marie nous l’apprendre.

Selon l'opinion courante, la joie serait le sentiment d'être rassasié, d'être en possession de ce que l'on convoitait. Mais, nous l’avons déjà tous remarqué, cela est éphémère et nous laisse insatisfait. Là ne réside pas la vraie joie.

La joie véritable vient de la rencontre du Seigneur et des autres. Elle brille, nous dit le prophète Isaïe, lorsque cet Autre « m'a enveloppé du manteau de l'innocence, il m'a fait revêtir les vêtements du salut ». La vraie joie éclate dans l’âme comblée d’amour par le Seigneur : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ! » La vraie joie est le fruit de la rencontre de Dieu dans la prière, dit saint Paul : « Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche ».

 

Quant à ce phénomène de Jean-Baptiste, qui se nourrissait de « sauterelles et de miel sauvage », il est le prophète qui se tient en marge de tout système de consommation. Il ne se compliquait pas l'existence comme nous. Il est « la voix qui crie dans le désert ». Il est comme la voix de grands artistes, hommes de théâtre ou musiciens. Ils ne s’écoutent pas. Ils ne nous disent pas : « écoutez comme je récite bien ou comme je chante bien ». Ils sont au service de ce qu’ils déclament ou chantent. Ils prêtent leur voix à l’écrivain ou au compositeur.

C’est ainsi que Jean prête sa voix à Dieu, et sa voix dit la joie d’une bonne nouvelle : Dieu vient sauver son peuple ! Jean est un homme totalement libre, ce qui lui coutera sa vie lorsqu’il fera des reproches à Hérode.

 

Jean annonce cette joie de la rencontre avec le Dieu sauveur, la joie de dire que le Messie est déjà présent : « Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »

Jean-Baptiste trouve sa joie non dans la possession de bien matériels, mais dans la rencontre, dans l’annonce du salut, dans l’annonce de l’Autre plus grand que lui. Sa joie est celle du cœur comblé par le Seigneur.

 

Frères et sœurs, nous ne pourrons pas goûter la vraie joie de Noël sans passer par une certaine expérience de pauvreté et même de renoncement, à l'école de Jean-Baptiste et à l’exemple du dénuement de la crèche de Bethléem. Il faut un cœur de pauvre connaître la vraie joie avec Marie, Joseph et les bergers. Quelle joie demandons-nous à  Dieu  de nous donner ?

Jésus est la seule source de la vraie joie que personne ne pourra nous ravir, celle du Magnificat des pauvres de cœur, celle de cet émouvant  et mystérieux Jean Baptiste heureux ne n’être que le témoin de la lumière.

 

« Le Seigneur comble de biens les affamés » chante Marie dans son Magnificat. De quoi sommes-nous affamés ? 


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