Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

Homélie - 16ème Dimanche Ordinaire - 19 Juillet 2015

L’institution du berger, du pasteur est importante dans la Bible. L’une des grandes images est celle de David, le petit berger devenu le plus grand roi d’Israël.


Mais il y a eu des hauts et ses bas chez les bergers du peuple de Dieu,  leur image s'est dégradée par goût du pouvoir, par compromission avec toutes les formes d’idolâtries.


C’est cela que dénonce le prophète Jérémie. Ces bergers ont rendu le rôle inverse de leur vocation, ils ont dispersé les brebis, divisé le peuple. Mais face à cela, Jérémie annonce la venue du véritable berger, saura rassembler, unifier, pacifier, faire une véritable communion.

 

Celui qui est ainsi annoncé, le seul berger c’est le Christ.
Le Christ vient d’envoyer ses apôtres en mission. Ils ont œuvré comme lui, démunis de tout, ils ont annoncé la Bonne-Nouvelle du Règne de Dieu, ils ont opéré des guérisons et chassé des démons.  Ils sont devenus des pasteurs, des bergers.


Et ils reviennent auprès de celui qui les a envoyés. Le Christ leur propose du repos mais cela est contrarié par la foule.

Alors, Jésus devient le véritable berger, la vraie nourriture de cette foule qui a faim et soif. Il devient vraiment celui qui se donne comme la Parole de Dieu, c’est le vrai berger qui rassasie car il parle de son Père et met en communion.

 

Oui, le Christ est le vrai, l'unique prêtre, le seul pasteur. Il est alors l’unique médiateur entre tous les hommes et son Père.

Frères et sœurs, par le baptême, nous sommes tous prêtres, prophètes et roi, missions qui ne peuvent être isolées car elles disent profondément ce qu’est un chrétien en référence au seul Christ berger.

 

Au sein de ce peuple consacré certains  sont appelés pour exercer un service plus particulier de pasteur, ce sont les évêques et  les prêtres appelés à être à l’image du bon et seul pasteur, le Christ. Leur ministère est d’abord celui de la communion des personnes et des communautés.

 

« Ils étaient comme des brebis sans berger »

 

Frères et sœurs, dans ce lieu tant marqué par les prêtres depuis le 17ème siècle, nous prions pour les vocations, pour que ceux qui sont appelés à être bergers acceptent de prendre la charge du troupeau. Nous vivons à ce niveau une période difficile où l’on entend dire que les laïcs vont remplacer les prêtres.

Les chrétiens semblent s’installer dans une situation comme si demain l’Eglise, chez nous, allait pouvoir vivre sans prêtre, comme si les laïcs allaient pouvoir les remplacer.

 

« Il faut préparer l’avenir », entendons-nous dire. Quel avenir ? L’avenir d’une Eglise sans prêtre comme si c’était un progrès.

L’engagement des laïcs ne se situe pas d’abord dans l’Eglise, mais dans tous les secteurs de la société où l’Esprit de l’Evangile doit être proclamé, comme le concile l'a rappelé. Jean-Paul II l'avait dit dans sa première homélie.

Il faut faire vivre l'Evangile dans « les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement ».

 

Mais qui donnera les sacrements demain ? Qui guidera le peuple de Dieu ? Je vous invite à prier pour que les brebis ne soient jamais sans berger.

 

Nous le faisons ici à l'adoration perpétuelle. Nous le faisons à la basilique, ensemble, après la messe du Jeudi soir. Si nous prions pour qu'il y ait des prêtres, nous prions aussi pour les prêtres chaque Mardi de 20h00 21h00.

 

Je vous invite tous à vous joindre à la prière de ceux qui se réunissent déjà.

 

« Ils étaient comme des brebis sans berger »

 


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