Sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray

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Homélies

Homélie - 18ème Dimanche Ordinaire - 2 Août 2015

Dès aujourd'hui et durant trois autres dimanches de ce mois, nous entendons le discours de Jésus sur « le Pain de Vie ».

 

Les auditeurs de Jésus n'ont guère compris le signe du partage des poissons et du pain. Jésus fait une mise au point. Il n'est pas un faiseur de miracles. Il veut dire son mystère.

 

Malgré plus de 2000 ans de christianisme, nous sommes toujours plus ou moins là un peu comme cette foule qui préférait manger qu'écouter un enseignement, recevoir quelque chose plutôt que rencontrer quelqu'un, avoir plus plutôt qu'être mieux.


Nous qui sommes disciples de Jésus Christ, il nous arrive aussi, consciemment ou non, d'attendre des miracles, de solliciter des preuves : Pourquoi ne guérit-il pas cette jeune maman malade ? Pourquoi ne fait-il pas pleuvoir du pain sur les régions affamées ?


Mais Jésus cherche à  nous conduire sur un tout autre plan : celui de l'attachement total, inconditionnel à Dieu; croire en lui en lui faisant radicalement confiance. C'est lui qui est la véritable nourriture pour la vie éternelle.

Et cette nourriture spirituelle, écrit Saint Paul, permet au chrétien « d’adopter le comportement de l’homme nouveau, créé saint et juste dans la vérité, à l’image de Dieu » pour faire « fructifier en nous  l’œuvre de Dieu. »

 

Mais, frères et sœurs, sommes-nous désireux de Dieu ? Avons-nous besoin de Dieu pour répondre à nos questions, pour obtenir ce que nous souhaitons, pour régler nos problèmes ou avons-nous le "désir de Dieu", mieux le connaître, mieux l’aimer, de mieux le servir en nos frères ?

Avons-nous le désir de l’Eucharistie, de ce pain de vie autant les foules de Palestine avaient faim de miracles ? 

 

Et nous vivons un miracle, le plus grand qui soit : nous allons recevoir le corps du Christ. Le pain va devenir le corps du Christ. Sur l’autel, ce sera lui, Dieu présent.

Ce n’est pas une idée, et ce n’est pas notre assemblée, même si c’était une assemblée de saints, qui fait la  présence réelle de Dieu. C’est l’Esprit.

« Envoie ton Esprit pour que ce pain et ce vin deviennent le corps et le sang de ton Fils. »

 

Frères et sœurs, nous ne sommes pas à un repas convivial, s'il est convivial en plus, tant mieux, mais nous sommes ici parce que nous vivons un mystère.

Comme le dit une pière eucharistique :  « Tu nous as dit de célébrer ce mystère ». Nous ne sommes pas ici entre amis, mais entre frères et sœurs chrétiens.

On ne choisit pas ses frères et sœurs, on les reçoit, on les accueille et aujourd'hui, nous qui sommes là, nous ne nous sommes pas choisis.

Si nous sommes amis, tant mieux, mais c'est en plus. Nous ne sommes pas venus là parce que nous sommes des amis mais des frères et sœurs en Jésus-Christ

 

Quelle est notre foi en l’Eucharistie ? N’avons-nous pas bien souvent désacralisé et banalisé l’Eucharistie, alors que nous portons en nous la présence de la Trinité ? Prenons-nous le temps de l’adoration ? Préparons-nous la messe en lisant les lectures avant de venir à l’église ? Allons-nous purifier nos cœurs par le sacrement du pardon avant de recevoir ce trésor ?

Avec quel respect recevons-nous le corps du Christ ? Savons-nous rendre grâce ?

 

On n’épuisera jamais un tel mystère : on ne l’explique pas, on le contemple, on le vit.

Tel est l’inouï, l’indescriptible de notre foi !


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